Anne-Marie Gagné-Julien

Je poursuis actuellement un doctorat en philosophie de la psychiatrie à l’UQAM sous la direction de Luc Faucher (UQAM) et Maël Lemoine (Université de Bordeaux). Ma thèse porte sur le caractère normatif du concept de trouble mental en psychiatrie occidentale contemporaine. En 2014, j’ai terminé une maîtrise en philosophie de la biologie à l’Université de Montréal (UdeM) sous la direction de Frédéric Bouchard et François-Joseph Lapointe. Mon mémoire portait sur les notions de compétition et de coopération biologiques dans l’œuvre de Charles Darwin.

Mes intérêts de recherche actuels se situent au croisement de la philosophie de la psychiatrie, de la philosophie des sciences et de l’épistémologie sociale. Ma thèse de doctorat porte sur l’objectivité du concept de trouble mental et sur le débat entourant le problème de la médicalisation (des conditions considérées auparavant saines deviennent pathologiques) qui touche certaines conditions telles que le spectre de l’autisme, le syndrome dysphorique prémenstruel, le trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) et la dépression. Je défend que le concept de trouble mental peut être à la fois objectif et normatif en utilisant le cadre épistémologique de l’empirisme contextualiste critique proposé par Helen Longino. Je m’intéresse également à certains débats en philosophie de la médecine. Plus spécifiquement, je m’intéresse au débat qui oppose normativisme et naturalisme quant à la définition de la santé et de la maladie.

Parallèlement à ma thèse, je poursuis des recherches en philosophie et en histoire de la biologie. Mes travaux portent principalement sur la notion de sélection de groupe chez Darwin et sur la théorie de l’évolution défendue par l’anarchiste Petr Kropoktin (1842-1921).