Daphnée Savoie

Je suis diplômée du Certificat sur les œuvres marquantes de la culture occidentale et du Baccalauréat en philosophie à l’Université Laval. Appuyée par le CRSH et le FQRSC, je complète, sous la direction de M. Olivier Clain, une maîtrise en philosophie portant sur le concept de fétichisme chez Freud. Dans le cadre de mes recherches, j’ai effectué un séjour d’études à l’Université Paris VIII à l’hiver 2015. J’ai aussi occupé le poste de codirectrice de la Revue philosophique étudiante Phares de 2014 à 2017.

 

Sous la supervision de M. Patrick Turmel, je débute un doctorat en philosophie, financé par le CRSH (Joseph-Armand Bombardier), la Fondation Famille Choquette et le Grin. Mon sujet de recherche, centré sur les notions individuelle et collective de responsabilité morale, se situe au carrefour de la philosophie analytique, de la philosophie politique et de la philosophie du droit.

 

Prenant pour constat de départ ce qui apparaît à plusieurs comme un irréductible antagonisme entre deux théories explicatives des phénomènes sociaux – l’individualisme méthodologique et le collectivisme – théories qui souvent constituent la base justificatrice de l’usage et de l’application, respectivement, de la responsabilité morale individuelle et de la responsabilité morale collective, je cherche à trancher le débat en empruntant une nouvelle voie d’approche, c’est-à-dire grâce à un critère qui soit indépendant de ces deux théories : un concept sera dit autodestructeur s’il ne réalise pas les fins pour lesquelles il a été conçu et appliqué. Je m’emploierai à démontrer que l’application du concept de responsabilité morale collective constitue un tel cas de concept autodestructeur.

 

Ma perspective de recherche s’inscrit en premier lieu dans le troisième axe de recherche du Grin, Normativité et société. C’est en effet du statut ainsi que des dimensions sociales de la normativité dont je traiterai plus spécifiquement dans le cadre de cette recherche sur la responsabilité morale.