Félix-Antoine Gélineau

Titulaire d’un baccalauréat en philosophie et d’une mineure en études classiques de l’Université de Montréal, j’ai débuté en 2017 une maîtrise en philosophie dans cette même institution sous la direction de Daniel Laurier.

Ma recherche actuelle, financée par le GRIN, le CRSH et le FRQSC, porte sur les normes régissant la croyance. Plus précisément, je m’intéresse au débat opposant les évidentialistes aux pragmatistes en ce qui a trait aux raisons de croire. D’une part, selon les évidentialistes, les seules raisons pouvant justifier une croyance sont des raisons épistémiques, c’est-à-dire qu’on devrait croire une proposition si et seulement si elle est soutenue par un ensemble de données probantes suffisantes. En revanche, selon les pragmatistes, il peut être correct de croire pour des raisons pratiques, par exemple parce qu’une croyance nous est avantageuse. Je cherche à déterminer si l’approche argumentative des évidentialistes fondée sur la visée de la croyance est viable ou non. Celle-ci s’appuie sur l’idée que la croyance serait par nature un type d’état qui a une finalité : elle viserait la vérité. Cette finalité ferait en sorte que la croyance serait régie par une norme de vérité, ce dont découlerait la conséquence que seules les raisons épistémiques sont des raisons normatives de croire.

Je suis également directeur de la revue de philosophie des étudiants de l’Université de Montréal, Ithaque (http://www.revueithaque.org/).