Rachel Frenette

Après avoir entamé un parcours en philosophie à l’Université de Sherbrooke en 2016, j’ai décidé de poursuivre mon BAC à l’Université de Montréal. J’ai gradué en 2019 avec une mention excellence. Je suis maintenant à la maitrise à l’Université de Montréal sous la direction de la Professeure Aude Bandini.

Financée par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), je travaille présentement en philosophie de la psychiatrie. Précisément, mon projet de recherche porte sur la question de la catégorisation de l’addiction et des enjeux ontologiques et épistémologiques qui s’y rattachent. L’objectif est de rendre compte des imprécisions de la définition actuelle de l’addiction et de présenter un type de classification qui pourrait en combler les angles-morts.

Naturellement, la question de la normativité prend une place importante dans mes recherches. Si la définition de l’addiction pose problème actuellement, c’est en partie parce qu’elle dépend de normes. Une conception sur laquelle je m’appuierai dans mon projet est celle de Jerome Wakefield, pour qui un trouble mental pathologique est en fait un dysfonctionnement préjudiciable, soit le résultat hybride d’une relation entre aspects organiques et normatifs.

Je souhaite poursuivre mes recherches au doctorat et potentiellement approfondir la question des influences du contrôle et de la volonté dans l’addiction. Autrement dit, j’aimerais par exemple savoir si l’addiction est une perte ou un manque de contrôle, et si cela possède un lien avec la présence ou non d’une volonté. Sinon, une question qui me fait grandement réfléchir actuellement est la suivante : quel est le rôle de la connaissance de l’addiction dans le trouble de l’addiction?

Outre mes projets en philosophie de la psychiatrie, je suis également intéressée par la philosophie de la médecine de manière plus générale ainsi qu’à l’éthique animale. En philosophie de la médecine, je me demande quelle place doit prendre le langage, ou vocabulaire, médical dans le traitement de patients. En éthique animale, je m’intéresse à la question de la représentativité des animaux dans l’espace social et politique.

Lien vers un article publié :

Véganisme et société : lorsque l’abolitionnisme s’impose