Véronique Armstrong

Je détiens une maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke et ai ensuite travaillé en environnement dans le domaine du service-conseil. Au fil de ce parcours et de recherches indépendantes, mon désir d’avancer mes pensées en éthiques environnementale et animale s’est sans cesse accentué. Je commence un doctorat en philosophie à l’Université de Montréal sous la codirection de Christine Tappolet et de Valéry Giroux.

Mes intérêts de recherche portent sur la dimension émotive de la protection de l’environnement dans un contexte carniste (le carnisme est une idéologie dominante et invisible qui justifie la consommation de viande). Plus particulièrement, je m’intéresse au développement des traits de caractère, à l’éducation des émotions et aux évaluations des environnementalistes nés et éduqués dans un monde où la consommation d’animaux est une pratique normative valorisée. Dans quelle mesure peuvent-ils s’accompagner d’angles morts, d’une « ignorance coupable » ou de biais cognitifs relativement à la protection de l’environnement? Sommes-nous responsables de nos traits de caractère et, le cas échéant, avons-nous la responsabilité morale de changer nos dispositions et de rééduquer nos émotions?

Ces réflexions m’amènent à explorer diverses théories en éthiques animale, environnementale et normative, notamment en psychologie morale, évaluation cognitive des émotions, écoféminisme, valuing, caring et empirisme contextuel.

Boursière 2020-2021 du Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA), je coorganise actuellement les premières Journées d’étude jeunes chercheuse·eurs du GRÉEA, qui auront lieu à l’automne 2021.