Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil

Après avoir complété un baccalauréat en philosophie à l’Université de Montréal, j’ai entamé, en 2020, une maîtrise en philosophie sous la direction du professeur Maxime Doyon. Dans mes recherches, je me penche principalement sur la portée et les limites de la « phénoménologie linguistique » de John. L. Austin. Si, en s’appuyant sur sa philosophie du langage ordinaire, Austin a pu nier très efficacement l’autonomie de la perception par rapport au langage, la reprise de cette idée chez Travis et Benoist les a menés à une thèse beaucoup plus radicale selon laquelle aucune norme n’est à l’œuvre en perception. Pour ma part, je souhaite développer une série d’arguments en faveur de la thèse inverse selon laquelle la perception est éminemment normative en considérant la perception non pas comme une activité exclusivement épistémique et psychologique, mais comme une pratique incarnée (embodied). Pour ce faire, j’entends puiser dans le répertoire conceptuel des phénoménologues classiques (en particulier, Edmund Husserl et Maurice Merleau-Ponty).

Dans les dernières années, je me suis impliqué à titre d’exécutant auprès de l’Association des étudiantes et étudiants en philosophie de l’Université de Montréal (ADÉPUM) pendant trois mandats consécutifs. J’ai aussi participé à de nombreux colloques portant sur la philosophie, les études classiques et la citoyenneté à titre de conférencier. De surcroît, mon parcours universitaire a été agrémenté d’une session d’échange à la Universidad Nacional de Colombia à Bogotá. En 2017, j’ai décroché le premier prix du Concours Philosopher. En parallèle de mes études au deuxième cycle, je réalise une attestation en langue et culture italiennes.

Publications :

DUMAS-DUBREUIL, P.O. (2020), « Éros, amour et sexualité : la paiderastía dans Le Banquet de Platon », Ithaque, Volume 26, pp. 25-47.

DUMAS-DUBREUIL, P.O. (7 janvier 2018), « S’affranchir de la beauté préfabriquée », Texte gagnant du Concours Philosopher, Le Devoir : Le Devoir de philo, p. B7.